segunda-feira, 29 de maio de 2006

Bonjour tristesse (2)

CINEMA CLASSIC, 16 h 00

par Louis SKORECKI

C'est le film qu'aurait fait Beigbeder s'il avait eu 30 ans en 1957. S'il faisait un film, il ferait un film comme ça. Il est très Sagan, Beigbeder. Un garçon fragile, un flambeur. Très fille aussi. Très garçon, comme Sagan. Il écrit gros, comme elle. Pas question de se fatiguer, ni de fatiguer le lecteur. La vie est courte. Frissons idiots, sentimentalité à fleur de peau, faux cynisme, c'est tout Sagan. Je l'aime beaucoup, Beigbeder. Vous le saviez ? On passe à autre chose, alors.

Le film est solaire et glacé, avez-vous remarqué ? Ah, je vous l'ai déjà dit. Jean Seberg est hystérique devant les caméras d'Otto Preminger, elle tremble. Ah, je l'ai dit aussi ? Mise en scène glaciale et solaire, photo glaçante de Georges Périnal. Ça aussi je l'ai déjà écrit ? Et David Niven en sosie anglais et hétéro de Daney, je ne l'ai pas écrit. Je l'ai écrit. Ah bon ? Lui se voyait en sosie de Dana Andrews, mais pas de Serge Reggiani, qui lui ressemblait plus. Je vous ai déjà dit que j'étais fou de Deborah Kerr ? Pour Elle et lui (McCarey, 1957), pour Thé et sympathie (Minnelli, 1956). Moins pour Michael Powell. Vous voyez, ce n'est pas le même papier que mercredi dernier. Mylène Demongeot, j'en ai parlé ? Ah oui. Et la musique d'Auric ? Pourquoi Beigbeder ? Vous insistez, c'est déplacé. Il est 1957, ce jeune homme. Il n'est plus si jeune ? Où sont mes lunettes, maman ? Beigbeder est très Sagan, c'est tout. Vous riez ? M'en fous, je l'aime.

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