sexta-feira, 19 de maio de 2006

Le Grand Passage

par Louis SKORECKI

TCM, 18 h 35

Hollywood, 1940. Drôle d'endroit pour un film. L'Amérique hésite à entrer en guerre, Vidor se lance sans hésitation dans le Grand Passage, à la recherche des origines de la fondation de l'Amérique, dans son grand style épique, lyrique, violent, réminiscent des chefs-d'oeuvre primitifs de DeMille (et plus près de nous des sagas guerrières de Fuller). C'est son film le plus méconnu, le plus personnel. Il va donner naissance, vingt ans plus tard, à un formidable spin off, une série télé du même nom, l'une des plus étonnantes de la courte histoire de la télévision. Le cinéma hollywoodien en tirera un film étrange, à l'existence aléatoire, Mission of Danger, signé par Jacques Tourneur et George Waggner (Libération des 12 et 15 mai).

L'histoire se passe dans les années 1754-1763, période guerre des Mohicans, autour des affrontements incessants entre les rangers du major Rogers (Spencer Tracy) et les Indiens alliés aux Français, qui ne cessent de harceler les immigrés anglais. Le film fait tantôt penser aux Aventures du capitaine Wyatt (Walsh), tantôt à la Captive aux yeux clairs (Hawks), qui se situent un bon siècle plus tard. Walter Brennan joue le jeune ami de Spencer Tracy (eh oui, Stumpy a été jeune), et Robert Young interprète avec candeur le personnage le plus attachant du film, Langdon Towne, grand peintre de Peaux-Rouges devant l'éternel, photographe de guerre avant la lettre. Cinéaste avant la lettre ? Pourquoi pas ?

(A suivre)

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