sexta-feira, 26 de maio de 2006

Le Mépris (2)

TCM, 13 h 50

par Louis SKORECKI

Ce que je pense de Godard n'est pas important, il s'agit de Brisseau. Pourquoi Brisseau ? Il est vivant, cela devrait suffire. Non, ça ne suffit pas. Expliquer, toujours expliquer. J'écris mes chroniques à l'avance, voilà. Au moment où paraîtra ce texte, il aura été écrit depuis longtemps. Oui, je suis en avance. Au moment où vous me lirez, si je ne me trompe pas (il m'arrive de marcher à côté de mes chaussures, et même d'oublier que je n'en ai pas), le nouveau Brisseau, les Anges exterminateurs, aura déjà été projeté à Cannes. Il aura été aimé, détesté, décortiqué, démoli. Aujourd'hui, si je ne me trompe pas, vous penserez savoir tout ce qu'il faut savoir de Brisseau. Enfin, c'est ce que vous penserez. Vous aurez tort.

Je pense que rien n'a été dit sur Brisseau. Rien de ce que je vais vous dire. Bresson, Tourneur, Godard, vous y êtes ? Vous voulez des titres, des références. Pickpocket ? Le Diable probablement ? Leopard Man ? I Walked With a Zombie ? Vous ne voyez pas le rapport. Les Anges exterminateurs tient dans ces cinq films, qu'il excède évidemment, et même diablement. Vous ne voyez toujours pas. Et si je vous dis le Mépris ? Ça y est. Vous y êtes. On l'a dit ? Vous l'avez déjà lu ? Je ne suis pas le premier à le dire ? Vous avez tout faux. J'écris ce texte le 27 avril, trois semaines avant l'ouverture du Festival de Cannes. Vous ne me croyez pas ? Tant pis.

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