sexta-feira, 31 de agosto de 2007

« ... tous ces crétins qui pensent faire œuvre de modernité en sacrifiant le plan (trop académique à leurs yeux) à ce que les cahiers appelaient il n’y a pas si longtemps encore le flux (c’était juste avant le sublime). »



Tão cedo não se vê este tipo de coisa num festival de curtas-metragens.

quinta-feira, 30 de agosto de 2007

It appears it was McCarey who showed Ozu what a camera angle is.

L'art est dévalué au profit de l'industrie culturelle fondée sur la célébration des morts et l'organisation d'événements.

Longe das Leis (Trás-os-Montes)

(...) Précurseur, inventeur, homme d'affaires, lutteur indomptable, orgueilleux mais proche du peuple, royal sans affectation, religieux souvent tracassé par les églises, libre d'esprit avec discipline et méthode, il réunissait un ensemble de dons qui le conduisit au sommet de la gloire et de la fortune sans qu'il perdît jamais de vue son seul objectif: faire des films, et les faire bien, pour le plaisir et l'enseignement des hommes. Ses films ne sont pas tous admirables, mais on trouve dans les meilleurs, à des certains moments, quelque chose de rare, peut-être d'unique, une clarté d'enfance, une grandeur paisible, une sérénité spontanée plutôt que volontaire où le coeur se révèle dans sa chaleur originelle, comme si le monde avait glissé sur lui sans le meurtrir. L'esprit qui les inspire est le moins accessible qui soit à ceux qui se débattent dans les faux problèmes et les angoisses des civilisations agonisantes. Cependant il existe, il est là. Et il nous faut bien constater qu'en moins de dix ans le nombre a singulièrement augmenté de jeunes gens dont la ferveur lucide préférerait revoir vingt fois Samson et Dalila à l'envers, plutôt que cinq minutes d'un de ces films intelligents et européens qui bouleversent de temps en temps les échotiers parisiens. Le point de vue de Bardèche et Brasillach, qui hante encore les bons esprits, apparaît de plus en plus suranné. Ce cinéaste était un conquérant, c'était aussi un poète. Il suffit d'ouvrir les yeux et de laisser parler le coeur.

All the Colors of Mario Bava: The Ultimate Biography and the Ultimate Biographer

quarta-feira, 29 de agosto de 2007

(...) Si l'on me demandait de choisir le plus beau plan d'un cinéma religieux, j'écarterais Dreyer, Bresson et Rossellini, et je proposerais celui-ci que le spectateur reçoit comme un éblouissement insupportable: une jambe de femme quitte le masque luxueux d'un paravent et s'allonge comme un serpent lorsque deux mains parfaites sortent à leur tour pour la parer de soie, ou bien celui-là où l'on peut voir une autre femme demi-nue se griser par la caresse du flot d'or et de pierreries qu'elle répand sur son corps.

Ces images que je viens d'essayer de décrire ne sont pas de Mizoguchi, mais figurent dans deux films du seul grand cinéaste chrétien, Cecil Blount DeMille. Il s'agit de
The Affairs of Anatol et de Samson and Delilah qui, avec un écart d'une trentaine d'années, imposent la rectitude exemplaire d'un art toujours jeune et sûr et d'une âme jamais infléchie.

Coppola esteve em Floripa neste último final de semana, aparentemente.

Pena que não o conduziram aos melhores lugares da cidade, nominalmente La Maison.

(como eu sei? Eu sei...)

terça-feira, 28 de agosto de 2007

« … un regard où le mépris le plus absolu et une compassion d'ordre tragique coexistent, coïncident absolument. A cet égard, il est nécessaire de rappeler que "Beyond" se range parmi ces films dont l'ultime retournement, venant après beaucoup d'autres, exige qu'on le voie au moins deux fois, la deuxième vision étant pour ainsi dire partie intégrante de la première. C'est lors de cette deuxième vision que Dana Andrews, dans les plans qui par exemple le montrent accablé dans sa cellule après la révélation de la mort du patron du journal, apparaît comme le parfait et impersonnel héros tragique que Lang a toujours cherché à représenter. A la première vision, il porte le poids de son innocence non reconnue ; à la deuxième vision, il porte le poids de sa culpabilité inévitable, et c'est un poids encore plus lourd. Dans un univers révélé sans innocent, le coupable, qui ne peut donc échapper à sa condition, apparaît soudain comme la victime d'une sorte de malédiction tragique et universelle. A cause de cela, le spectateur, l'ayant jugé, ne peut plus le condamner sans reconnaître en lui, que cela lui plaise ou non, un frère de race. La peine de mort devient le châtiment métaphysique, inévitablement juste et injuste, promis à chaque être vivant. »

segunda-feira, 27 de agosto de 2007

Hollywood-sur-Seine

Sobre Match Point

(...) aucun besoin n'est to meself de chercher l'auteur Allen dans « Match Point », encore moins l'être psychologique, ce que vous faites en lui prêtant des intentions (vengeance, ressentiment, déguisement, etc.) que la vision du film, effectivement parce qu'il est d'une ampleur « impersonnelle », ne recquiert pas. At all. The beauty of it, c'est à mon sens cet anonymat souverain de la mise en scène… sans auteur, sans effets ni signature, sans Woody. C'est tout sauf un objet sympathique, that's not the point. Comme tout grand film de mise en scène, il se règle lui-même, il en impose, dans sa majesté cruelle, et dans cette maîtrise autonome qui n'appartient plus au cinéaste mais au récit itself, tragique d'être livré pieds et poings liés à l'indifférence du destin.

Fragmentos de Trajectoire de Fritz Lang

« Plus de thèmes, plus d'"idées de mise en scène", plus de personnages, et peut-on encore parler de vie ? La haine, le meurtre raisonné, un érotisme triste composent un univers d’hostilité inaltérable. Ce qu’il y a de profond dans les films de Lang, c’est une manière de regarder de très loin la fatalité. Dans ses derniers films, on ne distingue plus que cela. Intrigue, personnages s’effacent derrière quelque chose qui ressemble à un mépris teinté de haine. Un désir inassouvi de domination totale, lisible dans les regards, se résout dans le meurtre ou le retirement.

(…)

Le film se détruit à mesure qu’il se construit et efface sa trace derrière lui. Les gestes, les visages, les voix et les décors nous comblent moins de ce qu’ils sont que de ce qu’ils deviennent, et plus précisément de la forme inéluctable de ce devenir. Il s’agit de se délivrer de hantises en les maîtrisant jusqu’à les rendre inhumaines. Il s’agit d’objectiver ses obsessions pour mettre entre elles et soi une distance de silence et de lucidité. Il s’agit enfin, par la seule mise en scène, de la recherche d’un équilibre tel que puisse s’y inscrire et s’y fasse accepter, désirer même, l’intolérable, mise en scène dont la nudité accentue le mystère, je veux dire l’imminence d’écroulement.

(…)

Comme toutes les grandes œuvres malheureuses, le paradoxe de celle-ci est de nous séduire de la délectation sacrée d’un ordre tragique. Le sublime naît ici de la destruction de tout espoir, où l’homme se saisit dans une fatalité à quoi il oppose le masque clos de son mépris. Un revirement s’effectue ainsi au sein même de la négation, qui se retourne comme une peau et montre son envers de victoire ; la contradiction témoigne pour le vaincu, l’homme plus grand que ce qui l’écrase, de Pascal. »

June 8: New STENDHAL SYNDROME 2-DVD, more Argento

sexta-feira, 24 de agosto de 2007

Pour qu'une chapelle devienne Eglise, il ne suffit pas d'un Evangile, ni même d'un dieu. Encore lui faut-il une nef, un autel, une cathédrale.

http://tepepa.blogspot.com/

quarta-feira, 22 de agosto de 2007

terça-feira, 21 de agosto de 2007

Não há diferença alguma entre o cinema e a televisão.
Jorge Furtado

(o que ajuda a explicar porque os filmes desta anta gaudéria são o que são)

(e ainda tem gente que insiste em tapar o sol com a peneira em relação a um homem que diz em entrevistas que admira Peter Greenaway)

JEU 23, 20:30 - TV5

TROIS PLACES POUR LE 26

Année : 1988

Durée : 98 mn

segunda-feira, 20 de agosto de 2007



Então, eu fui esse homem.



Se um homem atravessasse o paraíso em sonho e recebesse uma flor como prova de sua passagem e, ao acordar, encontrasse essa flor em suas mãos, dizer o quê?

quarta-feira, 15 de agosto de 2007

... pelo que provavelmente Brisseau quis dizer "infinito".

Enfim uma discussão pertinente sobre o assunto (e proposta por um senhor de opiniões bem menos senis que as do Rosenbaum).

terça-feira, 14 de agosto de 2007

A Heavy Metal Journey Into An Urban Hell Where Everything Was Done Wrong



A última cena, pela sua aptidão em tirar uma emoção comovente da perfeita serenidade de estilo, parece reconciliar-se com o universo inteiro.

O David provavelmente está certo.

segunda-feira, 13 de agosto de 2007

domingo, 12 de agosto de 2007

Tributo do Scorsese ao Antonioni.

Situação do cinema italiano



... em 82, o estado das coisas: pós-Leone, pós-Antonioni, pós-spaghetti western, pós-civilização, pós-apocalíptico, pós-Peckinpah, pós-Cinecittà, pós-moderno, pós-Nova Hollywood, pós-televisão, pós-série B...


sexta-feira, 10 de agosto de 2007

"Numa cultura cinematográfica como a nossa, indecisa entre engatinhar e rastejar, a reprise pela TV do filme de Corman evoca essa identidade entre o cinema e essa vontade de ver, de investigar através de imagens. Uma maldição, talvez, mas sem a qual tanto a vida como a arte deixam de ter sentido."

"Ozon n'est pas Ozu et Regarde la Mer aurait dû s'appeler Regarde la Merde."

JLG

quarta-feira, 8 de agosto de 2007

Monte Hellman to Direct Gothic Romance "CARMILLA"

Monte Hellman, director of the "Stanley's Girlfriend" segment in TRAPPED ASHES and helmer of classics including TWO-LANE BLACKTOP and COCKFIGHTER (starring Warren Oates) and THE SHOOTING and RIDE IN THE WHIRLWIND (with Jack Nicholson), will next be directing CARMILLA, set to shoot in Ireland this Fall. Adapted from the classic short novel by Irish author Sheridan Le Fanu, CARMILLA tells the story of two young women in love during the early 1800's -- one of whom happens to be a vampire. Widely acknowledged as one of the first great vampire stories in world literature, CARMILLA was a direct inspiration on fellow Dubliner Bram Stoker's "Dracula" -- and Le Fanu's classic has inspired writers from M.R. James and H.P. Lovecraft to today's Stephen King and Clive Barker.

Hellman will re-team with TRAPPED ASHES producer/writer Dennis Bartok, who is writing the adaptation. Dublin-based producer/director/writer John Lynch at Subotica Films, whose credits include NIGHT TRAIN starring Brenda Blethyn and John Hurt, is collaborating on the project along with fellow Irish producer Paul Balbirnie. Singapore-based producer Zaihirat Banu at Oak3 Films has also recently joined the producing team on CARMILLA. Multi-Academy Award winning Visual FX artist Robert Skotak (ALIENS, TERMINATOR 2: JUDGEMENT DAY, BATMAN RETURNS) who oversaw the FX for TRAPPED ASHES, has agreed to do the same for CARMILLA -- a fitting match since Skotak was responsible for the brilliant FX in Francis Coppola's acclaimed version of DRACULA.

CARMILLA has been adapted numerous times before for film and TV -- some of the best known versions include Hammer Films's THE VAMPIRE LOVERS, Roger Vadim's BLOOD & ROSES and Carl Theodor Dreyer's VAMPYR -- but this is the first time CARMILLA will be filmed in Sheridan Le Fanu's home country of Ireland, whose legends and landscapes inspired his classic tale.

Hellman's classic TWO-LANE BLACKTOP, which has been out of print for several years, will be re-released later this year on DVD in a special 2-disc edition by The Criterion Collection, including a 45-minute documentary on the making of the film directed by Hellman himself.

BERGMAN FILMAVA ALMA DE PERSONAGENS

terça-feira, 7 de agosto de 2007

Mundial 1982 – Câmera Lenta

por Serge Daney

Diante da telinha, o espectador tem uma desvantagem. Ou um privilégio (dependendo do seu grau de perversidade). Em certos momentos num jogo, ele subconscientemente formula a si mesmo uma questão que somente concerniria aos amantes da caricatura: o jogador “lesionado” ficará de pé novamente? Regularmente, um corpo, contorcido de dor, encontra-se atirado no campo. Tudo é possível. Uma verdadeira dor (e nós aguardamos o jogo ser paralisado, nós procuramos pelos médicos, nós ficamos desapontados com a câmera por esta se mover casualmente na direção de outras coisas). Uma exagerada dor (o jogador levanta-se novamente, arrasta-se por um metro, prossegue com dificuldade por dois e corre a toda velocidade por três). Uma instigante dor (logo que ele é posto pra fora da linha lateral, certamente tendo falhado na comoção ao árbitro, ele se prepara para entrar e corre feito uma gazela). É um jogo entre os jogadores e o árbitro. E é lamentável que a câmera não saiba como filmar isto satisfatoriamente. Todavia: por alguns segundos, há aquilo que faz o cinema feliz, sua vigorosa força: cortes indecisos, imagens enigmáticas, corpos sob perigo.

Libération, 19 e 20 de Junho, 1982

(traduzido por Felipe Medeiros)

domingo, 5 de agosto de 2007

http://www.filmesvida.blogspot.com/

Mas, como diria Nelson Rodrigues, no geral, são textos que apresentam a aridez de três desertos em termos de abordagem, insinuação, desenvolvimento e acabamento de idéias.

But who is keeping the Webb/Hitchcock/Minnelli line of mise en scene alive?

Michael Cimino
(tudo)

Jean-Claude Brisseau
(tudo)

Edward Yang
(Yi Yi)

Paul Verhoeven
(Basic Instinct, Showgirls, Starship Troopers)

Jonathan Mostow
(Breakdown, Terminator 3)

George Romero
(Land of the Dead)

Jean-Marie Straub & Danièlle Huillet
(Klassenverhältnisse)

James Gray
(Little Odessa, The Yards)

Paul Vecchiali
(En haut des marches, Once More)

Eric Rohmer
(A Inglesa e o Duque, Agente Triplo, A Árvore, o Prefeito e a Mediateca)

Pedro Costa
(No Quarto da Vanda)

Catherine Breillat
(Anatomia do Inferno)

Gérard Blain
(Jusqu'au bout de la nuit)

Michael Mann
(O Último dos Moicanos, Heat, O Informante)

Youssef Chahine
(O Destino)

Alain Resnais
(Amores Parisienses, Mélo)

Claude Chabrol
(A Teia de Chocolate, A Dama de Honra... Basicamente tudo o que segue La Cérémonie)

Jean-Claude Guiguet
(Le mirage, Les passagers)

Leos Carax
(Pola X)

Jacques Rivette
(La Bande des quatre, A Bela Intrigante, A História de Marie e Julien)

Brian De Palma
(tudo a partir de Carlito's Way)

Bertrand Tavernier
(sim, ele mesmo; A Vida e Nada Mais, Daddy Nostalgia)

(...) Much of RAGING BULL gives the viewer the impression that what we see would be happening anyway, even if the camera were not there to record it. This is clearly not the case with PETE KELLY'S BLUES or the works of Minnelli, Hitchcock, etc., in which everything has clearly been arranged for the camera's benefit.

sexta-feira, 3 de agosto de 2007

Que outro filme oferece como prova esse símbolo, denso e assombroso, de que as coisas gravitam?

Brisseau já legou o A Regra do Jogo que a época merece.


quinta-feira, 2 de agosto de 2007

O Heraclito oferece uma ótima análise do obrigatório IL CITTADINO SI RIBELLA: IL CINEMA DI ENZO G. CASTELLARI.

quarta-feira, 1 de agosto de 2007

(...) Monde cruel que celui que nous laisse à voir Brisseau, dans lequel il n'est pas toujours facile de comprendre le sens de la vie (oui, s'il donnait des réponses, promis, je partagerai); les deux destins croisés (relations père/fille, bourreau/élève...) - l'un tendu vers la chute, l'autre vers les sommets (Isabelle finit par gravir d'elle-même une montagne) permettent tout de même d'illustrer la difficulté à appréhender ce monde, que le jeu au départ soit bon (Cremer, le savant fou, qui vendange sa partie) ou mauvais (Isabelle, l'infirme ado, sur la voie de la rédemption, tentant au final de tirer profit de chacun de ses atouts). (...)

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